
Comment dire? J'ai mal au cœur.
Ma relation amoureuse s'est terminée symboliquement pile le jour de ses quatre mois. Symbolique poignante à mon cœur. Sans compter, que ça venait juste de faire deux ans qu'on se connaissait, deux ans qu'à chaque fois qu'on se voyait, c'était "électrique" comme il disait. On pouvait pas s'empêcher au moins de s'embrasser dans n'importe quelle circonstance, qu'on fut célibataire ou non, on s'en foutait, yavait plus que nous deux quand on se rencontrait. (Non, je ne romance rien). Je l'entends encore dire "on est fait l'un pour l'autre".
Combien de fois, j'ai refusé craintivement de lui ouvrir mon cœur, j'avais trop peur, peur de lui (j'ai pas l'habitude d'être autant envouté par quelqu'un) et surtout peur de cette relation à distance, vous comprenez bien que Paris - Le Havre, c'est pas Paris - Versailles.
Puis à force j'ai cédé sous les battements de mon cœur, on s'est mis ensemble puis à nouveau j'ai pris peur, alors on a repris ensemble plus tard, j'ai repris peur, comme un cycle vous savez. Sauf qu'à chaque fois, j'étais de plus en plus amoureux. Jusqu'à ce que cet amour fut trop fort et que je me jette dans ses bras le 24 mars 2008.
Tout ça pour ça vous me direz ? Ecoutez bien la suite. La vie de couple a commencé, alors évidemment c'était la vie en rose, tout allait si bien =) C'était le "Je l'aime, il m'aime, nous nous aimons". Vous savez tous ces petits gestes amoureux, dans le regard, comme tous ces petits mots doux que j'avais laissés un peu partout dans sa chambre, qu'il ramassait comme des fleurs que l'on cueille. Puis même sexuellement, je veux dire on se comprenait bien, tiens encore une phrase qui me revient "C'est incroyable, j'ai plus de plaisir quand tu me fais une fellation que quand je me masturbe, ça m'était jamais arrivé", désolé du cru de la phrase mais bon c'est pour bien prouver la fusion entre nous deux. Bien sûr nous eûmes quelques petits orages, mais sans la moindre considération c'était la tendre guerre.
Moi je rêvais secrètement qu'un jour on puisse vivre vraiment ensemble ou surtout plus proche l'un de l'autre, bon évidemment c'était impossible je le savais, bien trop tôt aussi et je lui ai bien sûr jamais dit. Mais je me souviens bien qu'à plusieurs reprises, il a voulu s'installer à Paris, bien sûr pas à cause de/grâce à moi mais je devais bien être une de ses motivations, il l'avait plus ou moins insinué d'ailleurs.
Et donc tout ceci s'est poursuivi ad vitam eternam j'avais envie d'écrire, mais non ce ne serait pas la vérité, donc tout ceci s'est poursuivi jusqu'à ce que trois mois plus tard, une rivale (non pas une personne) se pointe dans notre relation, un parasite qui allait tout gâcher, symbolisé par la lettre de D comme Déprime, Dépression, anti-Depresseurs qui allait emporter mon amour avec elle, mon allégresse. D'ailleurs j'en pleure encore au moment où j'écris. Elle est arrivée sournoisement, sans que je la vis venir, lorsque j'eus le dos tourné alors que j'étais concentré à mes révisions du Bac en Bretagne. A partir de ce moment là, tout a changé.
C'était comme si, il entretenait une relation avec Elle (la lettre D). Qu'Elle le comprenait mieux que moi. Il ne m'appelait plus, plus de messages, plus de "je t'aime". Je n'ai jamais su jusqu'à aujourd'hui d'où Elle est venue, sa cause. Il a toujours refusé d'en parler, malgré mes tentatives pour percer le secret. Et plus les jours passaient et plus ça empirait. Mes appels étaient souvent vain, alors à force je piquais des crises, je m'inquiétais tant pour lui (et pour nous), j'ai tout essayé, de ne plus l'appeler pour qu'il m'appelle, en vain, de le rendre jaloux, en vain, d'être attentionné, en vain, de bouder, en vain, tout tournait inévitablement à l'échec. Nos rencontres s'espaçaient, et c'est peut être là que j'ai le plus de regrets, de l'avoir laisser espacer nos rencontres, j'aurais dû venir à son insu, d'ailleurs j'avais tout organisé sans qu'il le sache quelques jours avant qu'il casse pour venir mais c'était déjà beaucoup trop tard, tout va si vite. Elle l'avait emporté.
Oui donc, voilà il a cassé, vous croyez que je l'avais pas vu venir ? Bien sûr que si, mais je n'ai jamais su que faire. Dans les dernières semaines, on m'a souvent dit que j'aurais mieux fait de le quitter, mais je les ai pas écoutés ces gens-là, j'étais bien trop amoureux et quelque part au fond de moi j'ai toujours espéré que ça s'arrangerait, jusque dans les dernières minutes. Puis à quoi bon, le résultat aurait été le même (Si c'est seulement pour la fierté de ne pas me faire larguer, franchement ça me passe au-dessus, et puis il en aurait ptet plus pâti, alors je préfère que ce soit moi qui prenne à sa place).
En fait j'ai mal au cœur pour moi-même, je suis très triste, mais encore plus pour lui, parce que j'ai du mal à accepter l'idée que celui que j'aime "se coupe un à un de ses amis" il le disait lui-même, jusqu'à son petit ami. De le savoir seul, de plus en plus recroquevillé sur lui-même, avec Elle à ses côtés ça me pétrifie. D'autant plus que ses amis n'ont rien remarqué, mis à part qu'il faisait de plus en plus la tronche, qu'il ne souriait plus et buvait beaucoup. Sa mère est souvent absente, son père vit ailleurs (il se voit une fois tous les trois mois), sa sœur et lui ne peuvent pas s'encadrer, donc qui peut l'aider maintenant ?
Puis je vous ai pas dit, qu'il a cassé à moitié par sms, à moitié par msn, évidemment c'est plus facile que de m'affronter en face ou au téléphone, sans me fournir une seule raison, il en a pas qu'il me dit, il est même pas sûr de ce qu'il fait. Tout ce qui sait c'est que "ça rime plus à rien de son côté". C'est clair que je suis devenu l'intrus au fur et à mesure des jours, pas de ménage à trois possible.
Puis vous voyez, j'avais acheté à l'avance son cadeau d'anniversaire (c'est dans quelques jours), un beau bracelet Balthazar d'une certaine somme que j'avais acheté au Bon Marché à Paris (pour ceux qui savent pas, les galeries Lafayette, le Bhv, c'est une plaisanterie à côté). J'aurais jamais pensé qu'on n'allait même pas atteindre cette date, je me suis bien trompé. Alors ce bracelet, c'est devenu un peu le symbole de mon fol amour déchu. Que faire, le-lui offrir comme prévu ? Il lui irait si bien, mais ça ferait un peu l'ex qui essaye de se/le racheter, cadeau empoisonné peut-être aussi, puis je serai sûrement pas convié. Un bracelet Claire's pourrait aussi convenir maintenant xD. Bon je plaisante un peu parce que c'est pas très gai mon histoire depuis le début. Je le garderai sûrement ce bracelet quoique pour mon poignet c'est peut-être un peu lourd de porter l'histoire de ce bracelet, je peux encore le rendre, il me reste deux jours, mais bon à tous les coups ce sera en bon d'achat alors non merci.
Certains amis me disent qu'il faut tourner la page, d'autres qu'il reviendra quand ça ira mieux, après tout notre histoire est plus longue que quatre mois, ça fait deux ans qu'elle a commencée. Mais je préfère pas y croire, on dit que l'espoir fait vivre mais dans ce cas-là, ça me rongerait.
En tout cas aujourd'hui, on est bien loin de ces vacances d'été où je le réveillais sans cesse pour discuter avec lui au tel, tellement loin que ça fera bientôt deux mois qu'on a plus parlé au téléphone. On est également bien loin du jour où "mon chéri" pleurait de joie dans le train au retour de Paris, après qu'on se soit mis ensemble. Tellement loin, qu'aujourd'hui c'est moi qui pleure de tristesse et de détresse après qu'on ne le soit plus (ensemble). Je lui en veux pas, parce que c'est pas de sa faute, il n'est pas responsable du résultat. Je pense pas être coupable non plus, j'ai fais des erreurs c'est sûr, mais pas au point d'en arriver là. La raison de tout ceci, c'est la lettre D, et croyez-moi je la maudis de m'avoir ôté celui que j'aime. D comme Diable en personne.
Alors, voilà je suis célibataire désormais (lui aussi), mais je me sens pas comme tel, j'ai encore l'impression que ça fait partie de l'une de ces nombreuses pauses qu'on a pu prendre en deux ans. Et qu'on reviendra l'un vers l'autre, c'est juste une impression, c'est ce que j'espère aussi, néanmoins c'est pas ce que je pense comme je l'ai dit tout à l'heure. Ça fait tellement de bien d'écrire, je me sens mieux, toujours triste évidemment, mais ça va déjà mieux.
Tiens d'ailleurs à côté de moi ya mon fameux téléphone et comme on avait le même, on avait échangé nos "grigris" qui nettoyaient l'écran (oui je sais là c'est vraiment anecdotique), quand il m'énervait je le mordais, pis quand ça allait mieux, je veillais à ce qu'il soit tout niquel xD. Donc du coup, ce grigri il a de bonnes traces de dents maintenant mais il est encore bien propre.
Pour finir, j'ai encore une de ses phrases de rupture qui raisonne dans ma tête "Punaise mais ça fait deux mois, on parle, je t'envoie chier et tu continues à m'aimer, faut que je fasse quoi". Ça fait si mal ='( Un de mes meilleurs potts m'a aussi dit "En fait t'as les boules parce que t'es amoureux", oui en fait c'est exactement ça, j'ai les boules mais très sévèrement. D'ailleurs en parlant de se faire mal, je subodore aujourd'hui que son fameux paint ball/airsoft n'était pas qu'un sport, mais aussi quelque part une façon de se punir (de quoi, je sais pas) et de se faire mal (vu les cicatrices énormes et tous les bleus qu'il avait), mais bon là franchement c'est qu'une supposition de ma part car je m'y connais pas assez en psychologie humaine pour l'affirmer, je suis ptet parano.
Cette fameuse lettre D, j'aimerai tant lui dire, Dehors !!! Qu'on s'étreigne enfin à nouveau tous les deux et qu'on oublie tous ces mauvais souvenirs.
Bon voilà, merci beaucoup de m'avoir lu.
Commentaires:(Cette chanson ci-dessous, on l'a écoutée ensemble au p'tit dej', à Chalons-sur-Saône, avec un de nos amis qui jouait de la gratte et un autre qui chantait, d'ailleurs la veille on avait tenté de fricoter mémorablement dans les champs et curieusement, très belle coïncidence j'ai reçu un sms de "rupture" quand je prenais mon p'tit dej'.)[Ah et vous vous demandez pourquoi une tour Eiffel sombre et orageuse comme illustration? Parce que c'était le symbole de notre amour à son paroxysme, sauf que la dernière fois qu'on s'y est embrassé, celle-ci était illuminée et brillait de mille feux...]