mardi 14 avril 2009

Lumière

Chère taupe,

Le passage en question dégotté par tes griffes et qui fit ton régal, a été modifié pour ainsi dire s'inclure dans le conformisme.
J'espère dorénavant que tu verras plus clair parmi les sentiments qui m'éclairaient.

Veuille agréer à l'expression de mes salutations misent en terre.

dimanche 8 mars 2009

Rétrospective du vide

















































































































































                                              

jeudi 26 février 2009

Publication d'un billet non parvenu à son destinataire.

Trois heures trente du matin, j'ai guetté ta venue, tu n'as pas montré ton nez, tu dois bien t'amuser au pays de Shakespeare.

Le fait est là, nos bavardages, nos indiscrétions, nos gazouillements adolescents me manquent un peu, un peu seulement mais suffisamment pour provoquer la gêne.

Je m'en vais donc résigné, rejoindre Morphée, je t'y réserve une place.

Un chat chagriné, qui pense à toi.

26/02

mardi 7 octobre 2008

Goncourt at night


Trois flashs se succèdent dans la nuit
Le premier pour voir ton visage tout entier
Le second pour apercevoir tes yeux
Le dernier pour entrevoir ta bouche
Et l'obscurité toute entière pour me remémorer
Tout cela, en te serrant dans mes bras.

J.s.B

jeudi 2 octobre 2008

Je suis bon et recherche l'échange métaphysique.


Il était dix-neuf heures, je venais de boucler le courrier international sorti la veille et m'apprêtais à me détendre un peu l'esprit avec M mensuel que j'avais d'ores et déjà éplucher de long en large:
Ah oui tiens c'est vrai, ya ce test bidon, voyons voir "Êtes-vous un bon coup ?", mouais et ensuite ? "Nous sommes tous très forts lorsqu'il s'agit de critiquer nos coups. Mais que pensent de nous ces mecs qui nous ont eus dans leurs lits ? Sommes-nous sexuellement aussi bons que nous le pensons. En gros, sommes-nous un bon coup ou pas ? Taillez donc vos petits crayons et répondez aux questions suivantes". Mouais, bon pourquoi pas, j'ai la flemme de faire autre chose de toute façon.

Quelques minutes passèrent, et voici le résulat !

"Vous êtes bon et recherchez l'échange métaphysique; Vous faîtes partie de ces rares personnes qui laissent à leurs partenaires un souvenir impérissable. Pas forcément parce que vous avez la plus grosse bite du monde ou que votre popotin est super souple. En fait, votre arme suprême, c'est d'avoir compris que le sexe est un moyen de fusionner corps et âme avec un mec. C'en est presque quantique, métaphysique chez vous. Vous recherchez ces moments uniques, où la nuit s'arrête et où vous et votre partenaire êtes tellement bien ensemble, que vous souhaiteriez que le temps s'arrête. Encore faut-il trouver les partenaires ouverts à ce genre de communion !"

Je suis toujours globalement consterné par les tests surtout ceux destiné aux homos mais il faut avouer que lorsque miraculeusement, vous avez l'impression de vous reconnaître dans leurs dires (si maladroits soient-ils), on en tire tout de même une certaine auto-satisfaction n'est-ce pas ?
Alors voilà, je suis ravi par ce test xD D'autant plus que j'ai bien ressenti ces sensations là, il y a de ça peu de temps, et ça m'a permis de raviver un peu quelque part ce bon moment en moi et au passage d'un tantinet mieux le définir.
Bonne surprise donc ! =)

lundi 29 septembre 2008

Le garçon qui siflflote.


Dans mon dos, ils médisent,
Caquètent, clabaudent, cancanent.

Laissons-les piétiner à leur guise.
Moi, je sifflote et chante pour ces ânes :


"Mieux vaut à la belle étoile frissonner,

La tête sur une poitrine trompeuse,

Que scruter la nuit à travers des barreaux rouillés,
Et partager une couche ennuyeuse.


"Mieux vaut voir l'aube pointer

Aux côtés d'un amant de passage

Que prier pour que se termine la journée
En préparant chemise et souper d'un mari trop sage.


"Mieux vaut par vingt chéris être abandonné

Que se coucher dans un lit sans amour ;

Mieux vaut un pain blanc de larmes mouillé,

Qu'un pain noir fade et lourd."


Dans mon dos, ils froncent les sourcils,

Soupirent, s'indignent, poussent les hauts cris ;

Mais mieux vaut un cœur épanoui, de péchés empli,

Qu'un autre devenu jaune et flétri !


Tout petit remix de The wistling girl de Dorothy Parker. Une femme exceptionnelle à l'ironie sans concession, "l'esprit" comme on l'appelle, à la fois journaliste, professeur de danse et poète d'exception. Une des plus brillantes femmes et poétesses des années cinquantes. Elle légua à sa mort, toute la fortune de sa famille (Rothschild) au mouvement de Martin Luther King.


Quelques petites citations pour compléter le personnage :

- «L'amour, c'est comme du mercure dans la main. Garde-la ouverte, il te restera dans la paume ; resserre ton étreinte, il te filera entre les doigts.»

- «Les deux mots les plus beaux de notre vocabulaire sont "chèque joint".»
- «Je ne demande que trois choses à un homme : être beau, brutal et stupide.»

- « J’ai été pauvre, j’ai été riche. Mais croyez-moi, riche, c’est mieux ! »

vendredi 29 août 2008

Paris séchappe d'entre mes mains.


La rentrée approche, ça me débecquète. Je vais retrouver ce lycée Fragonard classé 1600ème sur les 1800 lycées de France, dans une ville où on vote à 77% Ump. Lycée de bourgeois glandeurs et drogués où la population vire tristement au fash fash tektonik et pupute.
Je m'y sens mal, je ne considère pas avoir vraiment d'amis là-bas que des connaissances. J'y apprécie beaucoup de monde, je suis une des figures de ce lycée dû à ma personnalité écrasante (pas de vantardise de ma part) mais personne m'est vraiment proche dans ce bled.
Alors je me retrouve là, alors que j'avais la possibilité de faire ma Terminale Es à l'Ecole Massillon à Paris 4 classée 34eme sur 1800 lycées français dans une ville qui bouge, un brasier culturel, proche de mes véritables amis, proche de ma mère, proche de mes tripes, proche de mon monde.
Inscription annulée, je dois y dire Adieu. Tout ça pour quoi ? Parce que la fille de mon beau-père vient s'accaparer ma place dans l'appartement, et encore si elle avait été toute seule, j'avais peut-être encore une chance d'y rester, mais elle est enceinte, elle amène son mari et leur autre enfant. Autant dire qu'en un coup de fil, tout espoir pour moi s'est envolé, c'est désolant, la situation est désolante. Ma plénitude a été dérobée et de toute mon impuissance je pleure ce vol en silence.

Alors voilà c'est la rentrée, comme d'habitude j'ai envie de dire. C'est dingue comme notre société humaine éprouve le besoin de s'accoutumer à des rites fixes, histoire de ne pas trop se bousculer. Rentrée - Boulot - Vacances - Rentrée - Boulot - Vacances, comme une sorte de leitmotiv. Pour bien se rassurer que tout est en ordre dans sa petite vie de tous les jours. Vous savez comme Lever - Douche - Repas - Lycée - Maison - Boulot - Dodo - Lever. Ou encore Petit déjeuner - déjeuner - goûter - dîner. Tout ceci n'est qu'une éternelle répétition, une redite qu'on nous rabâche on ne sait trop pourquoi. Lundi - Mardi - Mercredi - Jeudi - Vendredi - Samedi - Dimanche et tout recommence ! Ouf tout va bien, il n'y a pas eu de huitième jour afin de ne pas trop me perturber cette semaine. Les anniversaires, même chose, les jours de l'an et cætera, une perpétuelle routine.
Mais de quoi a t-on peur ? Du changement ? Et pourtant tant de monde le demande, ce changement. La vie est bien piètre vue sous cet angle. Serait-ce peut être la peur du temps ? Et pour mieux se donner l'impression de maîtriser cet incontrôlable, on le rythmerait. Quel leurre ! Je refuse cette tromperie. Le temps est ce qu'il est, non-modifiable et insaisissable. Tout ça pour dire que j'espérai du changement, qu'il me tendait les bras et les a refermés trop vite, me condamnant ainsi à nouveau à ne pas sortir des sentiers battus. Voilà, c'est navrant.


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dimanche 24 août 2008

L'amour de la rivière, Conte philosophique


Lorsque Narcisse mourut, a raconté Oscar Wilde,
toutes les fleurs du bord de l'eau se désolèrent
et demandèrent à la rivière quelques gouttes d'eau
pour pleurer.
- Ah, dit la rivière, si toutes mes gouttes d'eau étaient
des larmes, je n'en aurais pas suffisamment pour
pleurer la mort de Narcisse. Car je l'aimais.
- Comment ne pas l'aimer ? dirent alors les fleurs.
Il était si beau !
- Il était beau ? demanda la rivière
- Et qui pourrait le savoir mieux que toi ? lui dirent
les fleurs. Chaque jour il se penchait au-dessus
de la rive et contemplait sa beauté dans tes eaux.
- Mais ce n'est pas pour ça que je l'aimais, dit la rivière.
- Et pourquoi donc ?
- Parce que, quand il se penchait, je pouvais voir
la beauté de mes eaux dans ses yeux.

samedi 16 août 2008

Mademoiselle D, la suite.


Oui, je savais bien que vous aviez envie de connaître la suite de "mon" histoire et comme ça me fait "cocassement" plaisir de la narrer, la voici-donc !

Je suis bien sorti de ma détresse amoureuse, difficilement mais rapidement, je n'ai pas pour habitude de lésiner avec mes sentiments. Il s'est passé une chose incroyable (avec le recul, je me dis qu'en réalité, c'était prévisible, enfin poursuivons). J'ai rencontré mon bien-aimé et même mieux que ça, j'ai passé toute une après-midi avec le concerné et croyez-moi, ça n'a pas été mince affaire de ne pas lui sauter dessus, je me suis pourtant miraculeusement contenu. Oui car monsieur, n'avait bien évidemment pas annulé son séjour à Paris, uniquement notre balade en amoureux. Je l'ai donc revu à Beaubourg ( c'est faussement romantique pour un couple déchu), m'enfin, Paris oblige, première capitale culturelle rappelons-nous.

Bien entendu, pour que j'ai bien les boules, il était beau comme jamais, les cheveux longs comme je lui avais conseillé (vous pensez bien qu'avec ces quelques mois d'interruption de nos rencontres, ils ont bien eu le temps de pousser). Il était donc beau, mais vide, si vide, si différent, je conçois que notre relation était, soit elle-même déjà différente mais lui en revanche, ce n'était plus le même ou dû moins pas celui que je connaissais. Mademoiselle D fait aussi des ravages avec la personnalité. Donc double changement, notre relation d'une part et lui-même, bonjour la déstabilisation !

Nous nous sommes donc instruits des oeuvres architecturales de Dominique Perrault, c'était globalement intéressant, il fait du très beau travail comme du moche et du mauvais. M'enfin, mon ex (si si j'arrive à le dire désormais xD) était d'autant plus intéressant en ce qui me concerne. Ils ont eu cette bonne/mauvaise idée à Beaubourg d'installer des fauteuils à deux places, très étriqués. Son parfum est donc venu me titiller les narines et me piquer les yeux. Qu'y a t-il de pire que le parfum de l'être aimé inaccessible pour vous faire larmoyer, je vous le demande ! M'enfin je pense que ce coup-ci ma petite larme est passée inaperçue. Ouf ! D'ailleurs à ce moment-là, j'ai eu l'impression qu'il a hésité à me toucher je n'en suis pas du tout sûr, après tout on ne ressent parfois que ce que l'on veut bien ressentir.

En parlant de larmes, avant de rentrer dans Beaubourg, nous sommes partis manger un bout à l'étoile manquante (bien cher pour ce que c'est), et donc à la petite table du restaurant où nous étions, il a étalé (sciemment je pense) toutes ces petites affaires, c'est à dire portefeuille, plans de Paris, portable et cætera, c 'est surtout le portable qui est important. Vous vous souvenez peut-être lorsque je vous ai parlé des grigris de nos téléphones portables que nous avions échangés ? Hé bien le mien devenu sien n'y figurait plus, et j'ai eu l'air d'autant plus con car le sien devenu mien lui siégeait auprès de mon portable. C'était prévisible, normal même, mais je m'y attendais pas et ça a fait un gros choc à la petite nature que je suis. Ce petit détail insignifiant m'a donc obligé de faire mine d'aller au toilettes pour pleurer ma peine plus discrètement. Ce qui est je pense, pas passé ni vu ni connu. M'enfin, il n'est pas toujours simple de dissimuler ses émotions. Nous avons donc fini notre repas et nous sommes dirigés vers Beaubourg.

En chemin, nous avons pris une glace et sommes passés par une librairie gay du marais (tourisme gay oblige xD) où il a cru que j'allais le violer au sous-sol, c'est drôle parce que je n'y ai même pas songé et pourtant Dieu sait que j'ai eu de l'imagination durant cette journée.
Après Beaubourg, je l'ai raccompagné à la gare Saint-Lazare, il y a pris ses billets, son train et son cadeau d'anniversaire que je lui ai finalement remis avec une lettre l'accompagnant qui disait en résumé "bon anniversaire, prends soin de toi, un je t'aime dissimulé et ce cadeau t'es offert en tant qu'ami". Il est inévitablement parti, heureux de son présent mais aussi avec un air persifleur.
Je suis sorti de la gare, j'ai allumé une clope et me suis effondré en larmes au milieu de la foule parisienne. C'est dingue, je ne me serai jamais cru capable de pleurer autant pour un "vulgaire" mec, on se surprend parfois, peut-être pas comme on l'aurait voulu mais bon voilà, c'est ainsi.

Ce qui a été le plus difficile, durant cette journée c'est non pas que nous soyons plus ensemble mais de ne pas avoir pu le toucher, très très frustrant. Tellement que je lui ai proposé d'y remédier le lendemain et de redevenir ce qui avait finalement fabuleusement fonctionner entre nous, avant le couple, notre relation d'amants. Il a accepté, avec joie je dirais. Une amie m'a fait remarquer que sur ce coup-ci "je m'étais fait avoir comme une fille". C'est pas faux, mais il faut aussi remettre cet évènement dans son contexte.
Le pire moment a été lorsqu'il a curieusement insisté à énumérer les (nombreux) lieux où nous nous étions embrassés à chaque fois que nous passions devant comme pour mieux enfoncer le clou ou bien remuer le couteau dans la plaie. Dans un certain sens, ça m'a rassuré car je me demandais si lui aussi s'en remémorait et ressentait cette nostalgie, n'osant même pas de mon côté le lui suggérer.
Ce n'est pas la rupture qui est le plus difficile, ce sont les traces de notre relation et aussi ses propre traces, son parfum, nos lieux de rencontre et de passage, ses marques de vêtements, ces noms de rues et de cafés, ces chansons, ces photos, ses sms, ses hobbies, ses boissons. De Dior à Hugo Boss, des rues du marais à la gare saint-lazare, du passage du havre à la cour du havre, du martini au champagne, de Chalons-sur-Saone à ma propre ville, des jeans levis aux convers noires, la liste est longue. Saletés de souvenirs !

Ce que j'aime bien avec ce blogue, c'est qu'il n'y a que mes amis très proches qui lisent ce genre de pavés et les connaissances les survolent n'ayant pas le courage. Mon ex aussi le lit mais lui n'a pas le courage de l'admettre de toute façon tout ce qui est lié de près ou de loin à Mademoiselle D (Madame peut être déjà), il connait pas, il nie en bloc (rectification: il l'a admis, c'était juste une question de temps). C'est comme ça que ma mère m'a dit avec un ton de vécu, "Tu sais Julien, les amours les plus forts sont les plus éphémères", j'ai eu envie de la frapper quand elle m'a dit ça, certainement parce que c'est si juste que c'est difficilement supportable, c'est après ça que sa mère a dit "Ils ont vécu une vraie histoire d'amour" histoire d'en confirmer l'intensité et en conséquence l'éphémère de la relation. Ça fait mal ce genre de vérité, on aurait comme envie de la braver.

Après cette rupture, j'ai eu le temps de languir sévèrement, puis de me faire une raison (puisqu'il n'y en avait pas d'officielle) et enfin de m'en remettre. Je ne suis pas de ceux qui meurent de chagrin, je n'ai pas la vertu des femmes de marins. Je me suis surpris à découvrir que je regorgeais d'amis compatissants et altruistes prêts à me changer les idées dont Yonie que je remercierai jamais assez (je n'en cite qu'un mais ils sont nombreux à s'être passé le relai, puis non tiens, je vais tous les citer finalement, Cedrick, Eric, Cyril, Eva, Amélie, Loïc, Antoine, Stefano, Thibault, Clochette, Barbara, Brice, José, Hervé, Elie, Zach, Soraya, Mathilde, Alvin, Lea, Pierre, Jason, jusqu'à mes parents, on pourrait me croire assisté comme ça, mais je ne me cache pas d'avoir souffert et surtout d'avoir évacué cette souffrance ^.^).

Puis il y a eu ce meeting à Chalon-sur-saone qui m'a aussi ressourcé (Merci Cedrick), quoi de mieux que des cris stridents et des regards libidineux de paydays pour vous redonner le moral ? xD J'en ai complètement oublié le lieu au passé chargé de symbolique pour mon ancien couple. Tellement que j'en ai profité pour en créer un autre :) Oui je sais ce que vous pensez, je ne m'arrête jamais, mais je n'ai pas l'intention de m'économiser sentimentalement et même de m'économiser tout court. Je vais aller jusqu'où ? Jusqu'au bout comme tout le monde. Je veux vivre la vie à plein tubes avec ses zéniths et ses abîmes, c'est un besoin pour moi et personne ne m'en privera. Ne rien avoir à regretter, foncer c'est tout. Désolé d'extérioriser ma conviction et de régler des comptes au passage, mais c'est un besoin encore une fois.

Alors voilà, aujourd'hui je suis sur la pente ascendante après avoir frôlé les fonds, je suis heureux à nouveau et vif, j'ai pas tourné la page, j'ai tout simplement changé de bouquin. On m'a trop promis, j'ai trop espéré, j'ai donné et le sentiment de n'avoir rien reçu. Je me ferai ravoir c'est certain, mais j'en sors renforcé, c'est dans la souffrance qu'on forge ses armes, avec les erreurs qu'on apprend. Maintenant je redémarre d'un nouveau pied, je ne sais pas encore où son élan me mènera, on verra bien, un point c'est tout. Malheureusement comme me l'a si bien dit un ami avec lui aussi un ton de vécu, il y a des blessures dont on ne guérit jamais vraiment.

Encore une fois, je vous remercie de m'avoir lu, ça me fait plaisir.
Bises à Brice.

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samedi 26 juillet 2008

Cette fameuse lettre D...


Comment dire? J'ai mal au cœur.

Ma relation amoureuse s'est terminée symboliquement pile le jour de ses quatre mois. Symbolique poignante à mon cœur. Sans compter, que ça venait juste de faire deux ans qu'on se connaissait, deux ans qu'à chaque fois qu'on se voyait, c'était "électrique" comme il disait. On pouvait pas s'empêcher au moins de s'embrasser dans n'importe quelle circonstance, qu'on fut célibataire ou non, on s'en foutait, yavait plus que nous deux quand on se rencontrait. (Non, je ne romance rien). Je l'entends encore dire "on est fait l'un pour l'autre".
Combien de fois, j'ai refusé craintivement de lui ouvrir mon cœur, j'avais trop peur, peur de lui (j'ai pas l'habitude d'être autant envouté par quelqu'un) et surtout peur de cette relation à distance, vous comprenez bien que Paris - Le Havre, c'est pas Paris - Versailles.
Puis à force j'ai cédé sous les battements de mon cœur, on s'est mis ensemble puis à nouveau j'ai pris peur, alors on a repris ensemble plus tard, j'ai repris peur, comme un cycle vous savez. Sauf qu'à chaque fois, j'étais de plus en plus amoureux. Jusqu'à ce que cet amour fut trop fort et que je me jette dans ses bras le 24 mars 2008.

Tout ça pour ça vous me direz ? Ecoutez bien la suite. La vie de couple a commencé, alors évidemment c'était la vie en rose, tout allait si bien =) C'était le "Je l'aime, il m'aime, nous nous aimons". Vous savez tous ces petits gestes amoureux, dans le regard, comme tous ces petits mots doux que j'avais laissés un peu partout dans sa chambre, qu'il ramassait comme des fleurs que l'on cueille. Puis même sexuellement, je veux dire on se comprenait bien, tiens encore une phrase qui me revient "C'est incroyable, j'ai plus de plaisir quand tu me fais une fellation que quand je me masturbe, ça m'était jamais arrivé", désolé du cru de la phrase mais bon c'est pour bien prouver la fusion entre nous deux. Bien sûr nous eûmes quelques petits orages, mais sans la moindre considération c'était la tendre guerre.
Moi je rêvais secrètement qu'un jour on puisse vivre vraiment ensemble ou surtout plus proche l'un de l'autre, bon évidemment c'était impossible je le savais, bien trop tôt aussi et je lui ai bien sûr jamais dit. Mais je me souviens bien qu'à plusieurs reprises, il a voulu s'installer à Paris, bien sûr pas à cause de/grâce à moi mais je devais bien être une de ses motivations, il l'avait plus ou moins insinué d'ailleurs.

Et donc tout ceci s'est poursuivi ad vitam eternam j'avais envie d'écrire, mais non ce ne serait pas la vérité, donc tout ceci s'est poursuivi jusqu'à ce que trois mois plus tard, une rivale (non pas une personne) se pointe dans notre relation, un parasite qui allait tout gâcher, symbolisé par la lettre de D comme Déprime, Dépression, anti-Depresseurs qui allait emporter mon amour avec elle, mon allégresse. D'ailleurs j'en pleure encore au moment où j'écris. Elle est arrivée sournoisement, sans que je la vis venir, lorsque j'eus le dos tourné alors que j'étais concentré à mes révisions du Bac en Bretagne. A partir de ce moment là, tout a changé.

C'était comme si, il entretenait une relation avec Elle (la lettre D). Qu'Elle le comprenait mieux que moi. Il ne m'appelait plus, plus de messages, plus de "je t'aime". Je n'ai jamais su jusqu'à aujourd'hui d'où Elle est venue, sa cause. Il a toujours refusé d'en parler, malgré mes tentatives pour percer le secret. Et plus les jours passaient et plus ça empirait. Mes appels étaient souvent vain, alors à force je piquais des crises, je m'inquiétais tant pour lui (et pour nous), j'ai tout essayé, de ne plus l'appeler pour qu'il m'appelle, en vain, de le rendre jaloux, en vain, d'être attentionné, en vain, de bouder, en vain, tout tournait inévitablement à l'échec. Nos rencontres s'espaçaient, et c'est peut être là que j'ai le plus de regrets, de l'avoir laisser espacer nos rencontres, j'aurais dû venir à son insu, d'ailleurs j'avais tout organisé sans qu'il le sache quelques jours avant qu'il casse pour venir mais c'était déjà beaucoup trop tard, tout va si vite. Elle l'avait emporté.

Oui donc, voilà il a cassé, vous croyez que je l'avais pas vu venir ? Bien sûr que si, mais je n'ai jamais su que faire. Dans les dernières semaines, on m'a souvent dit que j'aurais mieux fait de le quitter, mais je les ai pas écoutés ces gens-là, j'étais bien trop amoureux et quelque part au fond de moi j'ai toujours espéré que ça s'arrangerait, jusque dans les dernières minutes. Puis à quoi bon, le résultat aurait été le même (Si c'est seulement pour la fierté de ne pas me faire larguer, franchement ça me passe au-dessus, et puis il en aurait ptet plus pâti, alors je préfère que ce soit moi qui prenne à sa place).
En fait j'ai mal au cœur pour moi-même, je suis très triste, mais encore plus pour lui, parce que j'ai du mal à accepter l'idée que celui que j'aime "se coupe un à un de ses amis" il le disait lui-même, jusqu'à son petit ami. De le savoir seul, de plus en plus recroquevillé sur lui-même, avec Elle à ses côtés ça me pétrifie. D'autant plus que ses amis n'ont rien remarqué, mis à part qu'il faisait de plus en plus la tronche, qu'il ne souriait plus et buvait beaucoup. Sa mère est souvent absente, son père vit ailleurs (il se voit une fois tous les trois mois), sa sœur et lui ne peuvent pas s'encadrer, donc qui peut l'aider maintenant ?
Puis je vous ai pas dit, qu'il a cassé à moitié par sms, à moitié par msn, évidemment c'est plus facile que de m'affronter en face ou au téléphone, sans me fournir une seule raison, il en a pas qu'il me dit, il est même pas sûr de ce qu'il fait. Tout ce qui sait c'est que "ça rime plus à rien de son côté". C'est clair que je suis devenu l'intrus au fur et à mesure des jours, pas de ménage à trois possible.

Puis vous voyez, j'avais acheté à l'avance son cadeau d'anniversaire (c'est dans quelques jours), un beau bracelet Balthazar d'une certaine somme que j'avais acheté au Bon Marché à Paris (pour ceux qui savent pas, les galeries Lafayette, le Bhv, c'est une plaisanterie à côté). J'aurais jamais pensé qu'on n'allait même pas atteindre cette date, je me suis bien trompé. Alors ce bracelet, c'est devenu un peu le symbole de mon fol amour déchu. Que faire, le-lui offrir comme prévu ? Il lui irait si bien, mais ça ferait un peu l'ex qui essaye de se/le racheter, cadeau empoisonné peut-être aussi, puis je serai sûrement pas convié. Un bracelet Claire's pourrait aussi convenir maintenant xD. Bon je plaisante un peu parce que c'est pas très gai mon histoire depuis le début. Je le garderai sûrement ce bracelet quoique pour mon poignet c'est peut-être un peu lourd de porter l'histoire de ce bracelet, je peux encore le rendre, il me reste deux jours, mais bon à tous les coups ce sera en bon d'achat alors non merci.

Certains amis me disent qu'il faut tourner la page, d'autres qu'il reviendra quand ça ira mieux, après tout notre histoire est plus longue que quatre mois, ça fait deux ans qu'elle a commencée. Mais je préfère pas y croire, on dit que l'espoir fait vivre mais dans ce cas-là, ça me rongerait.
En tout cas aujourd'hui, on est bien loin de ces vacances d'été où je le réveillais sans cesse pour discuter avec lui au tel, tellement loin que ça fera bientôt deux mois qu'on a plus parlé au téléphone. On est également bien loin du jour où "mon chéri" pleurait de joie dans le train au retour de Paris, après qu'on se soit mis ensemble. Tellement loin, qu'aujourd'hui c'est moi qui pleure de tristesse et de détresse après qu'on ne le soit plus (ensemble). Je lui en veux pas, parce que c'est pas de sa faute, il n'est pas responsable du résultat. Je pense pas être coupable non plus, j'ai fais des erreurs c'est sûr, mais pas au point d'en arriver là. La raison de tout ceci, c'est la lettre D, et croyez-moi je la maudis de m'avoir ôté celui que j'aime. D comme Diable en personne.

Alors, voilà je suis célibataire désormais (lui aussi), mais je me sens pas comme tel, j'ai encore l'impression que ça fait partie de l'une de ces nombreuses pauses qu'on a pu prendre en deux ans. Et qu'on reviendra l'un vers l'autre, c'est juste une impression, c'est ce que j'espère aussi, néanmoins c'est pas ce que je pense comme je l'ai dit tout à l'heure. Ça fait tellement de bien d'écrire, je me sens mieux, toujours triste évidemment, mais ça va déjà mieux.
Tiens d'ailleurs à côté de moi ya mon fameux téléphone et comme on avait le même, on avait échangé nos "grigris" qui nettoyaient l'écran (oui je sais là c'est vraiment anecdotique), quand il m'énervait je le mordais, pis quand ça allait mieux, je veillais à ce qu'il soit tout niquel xD. Donc du coup, ce grigri il a de bonnes traces de dents maintenant mais il est encore bien propre.
Pour finir, j'ai encore une de ses phrases de rupture qui raisonne dans ma tête "Punaise mais ça fait deux mois, on parle, je t'envoie chier et tu continues à m'aimer, faut que je fasse quoi". Ça fait si mal ='( Un de mes meilleurs potts m'a aussi dit "En fait t'as les boules parce que t'es amoureux", oui en fait c'est exactement ça, j'ai les boules mais très sévèrement. D'ailleurs en parlant de se faire mal, je subodore aujourd'hui que son fameux paint ball/airsoft n'était pas qu'un sport, mais aussi quelque part une façon de se punir (de quoi, je sais pas) et de se faire mal (vu les cicatrices énormes et tous les bleus qu'il avait), mais bon là franchement c'est qu'une supposition de ma part car je m'y connais pas assez en psychologie humaine pour l'affirmer, je suis ptet parano.

Cette fameuse lettre D, j'aimerai tant lui dire, Dehors !!! Qu'on s'étreigne enfin à nouveau tous les deux et qu'on oublie tous ces mauvais souvenirs.

Bon voilà, merci beaucoup de m'avoir lu.

Commentaires:
(Cette chanson ci-dessous, on l'a écoutée ensemble au p'tit dej', à Chalons-sur-Saône, avec un de nos amis qui jouait de la gratte et un autre qui chantait, d'ailleurs la veille on avait tenté de fricoter mémorablement dans les champs et curieusement, très belle coïncidence j'ai reçu un sms de "rupture" quand je prenais mon p'tit dej'.)
[Ah et vous vous demandez pourquoi une tour Eiffel sombre et orageuse comme illustration? Parce que c'était le symbole de notre amour à son paroxysme, sauf que la dernière fois qu'on s'y est embrassé, celle-ci était illuminée et brillait de mille feux...]

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lundi 14 juillet 2008

American boy by Sam Sparro

Ouais encore un article sur Sam sparro (L)

Voici la reprise d'American boy par Samy chéri ^^ C'est jouissif n'est-ce pas ? Alors la petite Estelle sans mentir est nettement détrônée et n'a plus qu'à aller se rhabiller ! Yihaaa
a


mercredi 25 juin 2008

Françoise Sagan

Françoise Quoirez, dite Sagan était et demeure une femme formidable. Je l'admire pour plusieurs raisons ; Pour son roman "Bonjour Tristesse", écrit à l'âge de 17 ans qui me redonna le goût de la lecture au collège, pour sa philosophie de la vie qui peut se résumer à "Je préfère d'autant plus vivre trente ans sans la moindre privation que 80 ans dans la restriction", pour ses excès sur l'alcool, la drogue, la clope, le sexe, l'amour, les dépenses. Et je la respecte pour une chose en particulier, son dégoût de l'argent.
Sagan vécut l'Amour avec quatre personnes; deux hommes, deux femmes. Le premier fût éphémère, le second devenu homosexuel, la première mourût, et la seconde laissa Françoise mourir. Quelle vie !
Une femme de talent, de caractère et de cœur.

Pourquoi j'en parle ? Parce que je sors du cinéma et que je viens de voir le film biographique qui lui était destiné. L'actrice, Siylvie Testud joue très bien son rôle, le film n'est pas exceptionnel mais l'histoire elle l'est, alors ça vaut vraiment le coup d'aller le voir.
Alors voici, une entrevue de l'actrice.


dimanche 18 mai 2008

Louise Bourgeois à Beaubourg


J'ai été le week-end dernier à l'exposition sur Louise Bourgeois à Beaubourg. On peut déjà être impressionné par son âge, 96 ans mais d'autant plus par sa forme et encore plus par ses œuvres. J'ai passé toute l'après-midi à découvrir de magnifiques sculptures, peintures, plastiques, tissus et cætera.

On peut y voir entre autres des araignées géantes, un pénis appelé "fillette", des scènes de promiscuité, un mouchoir sur lequel est inscrit "Je suis allé en enfer et je suis revenu(e), je peux vous dire que c'était magnifique".

Je vous conseille donc cette exposition déroutante. C'est vraiment tout un monde à découvrir. Ouvrez grand vos yeux!

Place Bienvenüe


Je suis toujours à la recherche d'un blogue qui me correspondrait, en vain. Alors après avoir tenté maints et maints hébergeurs, je reporte mon choix sur blogger que je trouvais trop anglicisé à l'époque et qui désormais est traduit plus complètement (de plus, mon niveau d'anglais s'ets bien amélioré depuis, auto-dérision oblige xD)

En bref j'espère que ce blogue se révèlera bel et bien le bon et je vous souhaite donc la bienvenue chez moi, au plaisir de vous revoir!


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